HERKAS2015

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March 17, 2016

mission test de standard nationaux REDD de la RDC

REPALEF, Janvier 2016


Contexte 

La République démocratique du Congo est engagée résolument dans le processus REDD depuis 2009 et compte parmi les pays pilotes qui conduisent avec succès le cadre de la mise en œuvre de différentes phases avec l’appui des partenaires dont l’ONU-REDD.

La REDD+ a pour vocation, l’établissement d’un système d’incitations financières à grande échelle, destiné à encourager les pays en développement à réduire leurs émissions liés à la déforestation et à la dégradation des forêts, et renforcer leurs stocks de carbone.

Ce mécanisme qui s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme mondial, constitue l’une des réponses en matière de la riposte internationale sur le changement climatique car il est prouvé que la déforestation et dégradation des forêts contribuent à hauteur de 17 à 20% des émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Cependant, sa mise en œuvre requiert le développement des outils et des capacités nécessaires pour le succès de ce processus, parmi lesquels les aspects liés à l’évaluation environnementale et sociale, des études d’impact environnemental et social, le partage de bénéfice, le MRV, les mécanismes de plaintes et de recours, le clip, etc.

Dans ce contexte, l’évaluation environnementale et sociale constitue un chantier important qui a conduit à l’élaboration des standards environnementaux et sociaux par la RDC afin de se conformer aux garanties de Cancun qui constituent le cadre référence au niveau internationale dans le cadre de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

Ces standards nationaux environnementaux et sociaux permettront à la RDC, à travers la CN-REDD, d’avoir son propre cadre normatif national et garantir l’intégration de considérations sociales et environnementales dans la mise en œuvre de la REDD avec la participation et la mobilisation de toutes les parties prenantes.

A ce jour, ces standards contiennent 7 principes, 22 critères et des indicateurs. Ils traitent de participation, de gouvernance et de transparence, mais aussi de l’accroissement et du partage des bénéfices potentiels sociaux et économiques, de l’intégration de la dimension du genre, de la promotion des droits et des voies de recours.

La pertinence de ces standards s’explique par le fait que pour s’assurer de la qualité des initiatives et projets REDD+ sur terrain, l’analyse des risques et des impacts négatifs et positifs en vue de prendre des mesures nécessaires s’avère cruciale.

Ces standards sociaux et environnementaux non encore validés par toutes les parties prenantes devaient d’abord être testés sur terrain avant leur utilisation afin de se rendre compte de la fonctionnalité des critères et des indicateurs contenus dans ce document.

C’est dans ce cadre que la CN-REDD avait recruté des experts et consultants et quelques animateurs de la société civile membres du GTCR et du REPALEF qui ont suivi une formation spéciale au mois de juin 2015 , avant de se déployer dans les sites de quelques projets pilote REDD dans les provinces.

Le présent rapport concerne le test effectué dans le site de ERA dans la nouvelle province de Mai ndombe, jadis district de la province de Bandundu. 


Objectifs de la mission

Les principaux objectifs de cet exercice etaient :

  1. Le renforcement des capacités d’experts nationaux en EIES et proposer des plan de gestion environnement et social le cas échéant ;
  2. Le test de la comptabilité des standards nationaux sociaux et environnementaux avec la réalité des formes de mise en œuvre de la REDD+ sur le terrain, en s’assurant que l’information disponible pour renseigner les indicateurs et vérificateurs est bien disponible ;
  3. Informer les porteurs de projets/ programmes REDD+ visités/ciblés des exigences contenues dans les Standards REDD+ et de la procédure à suivre en matière de sauvegardes environnementales et sociales.